Ce n'est pas vraiment un hommage puisque je ne vais parler que des tes derniers instants mais j'en ai besoin, il est temps, pour oublier cette partie de ta vie et ne penser qu'aux jours heureux.
Ca fera bientôt 5 mois que tu nous as quitté...
Tu était mon premier chat, arrivé à 3 mois et demi à la maison...je m'en souviens comme si c'était hier, j'en avais pleuré de joie...
Lorsque nous t'avions emmené chez le véto pour te faire castrer ils ont remarqué une petite anomalie cardiaque à l'auscultation, après plusieurs examens le verdict : souffle au cœur. Nous savions que tu aurais une vie normal mais surement plus courte que la moyenne, mais nous ne pouvions imaginer que tu nous quitterais malgré tout...
Un samedi matin je te retrouve caché sous le canapé (ce qu'il ne faisait que trés rarement). Inquiète je te sors (de force mais bien m'en a pris). Tu restes dans mes bras sans te débattre, je te pose sur le canapé, tu ne bouge pas et respire fort la bouche ouverte.
Trés trés inquiète j'appelle le véto, pas de réponse, ils sont fermés pour le déjeuner. Vite je trouve le numéro d'une clinique véto prés de chez moi, ils nous disent de t'emmener.
Le véto fait une radio et remarque une tâche sur le poumon, œdème pulmonaire, mais rien d'excessivement grave nous dit-il, il faudra prendre un diurétique et un médicament à vie.
Nous repartons, heureux de savoir que tu iras surement mieux.
A peine arrivé à la maison tu vas à la caisse et en sortant tu as l'arrière train qui ballotte.
Nous rappelons, "c'est ce que je craignais, ramenez-le".
Arrivée à la clinique on t'enlève à moi, puis plus tard on vient me chercher. Tu es sous tente à oxygène (une sorte d'aquarium bien trop petit pour lui), trés faible.
Ils te gardent.
Le lendemain, je passe l'après-midi avec toi à pleurer et à te regarder lutter sans pouvoir te toucher.
Le lundi arrive, je passe te voir une heure, ils t'ont mis dans une cage, tu respires mieux.
Mardi matin je téléphone pour avoir des nouvelles, on peut venir te chercher à partir de 16h. Ayant cours je ne peut pas y aller et ma sœur va te chercher. Toute la journée je ne peux pas tenir en place, plus qu'heureuse que tu ailles bien, que tu rentres enfin..
En réalité lorsque ma sœur va le chercher on lui dit qu'on ne peut rien faire, qu'il faut qu'elle l'emmène chez notre véto pour qu'il donne son avis sur les suites à donner.
Ainsi on lui annonce, sans aucun tact, sans aucune sommation, qu'il est condamné.
Le soir lorsque ma mère m'annonce qu'il faut t'euthanasier, je m'effondre.
Tu as un oedéme, une insuffisance rénale et une paralysie du train arrière, dans quelques heures, peut être quelques jours, tu tomberas dans le coma.
Le rendez vous est pris pour le lendemain.
Te voir sans force, à lutter pour te lever et faire un pas puis retomber, ne pas manger, ne pas boire...mourir lentement...je voudrais hurler et je prie n'importe qui, puisque je ne crois pas en Dieu, de te sauver
Finalement vers 1h du matin, tu me réveilles par tes crachotements, je vais réveiller ma mère.Tu ne peut plus respirer. Je te caresse, te dit de te laisser aller, que tout iras bien, que je t'aime...A bout de forces tu arrêtes de lutter et t'endort pour toujours dans nos bras...
D'un côté je préfère qu'il soit mort à la maison, avec nous (même si je doute qu'il s"en soit vraiment rendu compte), je ne sais pas si j'aurais eu la force de l'emmener chez le véto.
J'en pleure en l'écrivant, mais je tente d'exorciser ma peine encore vive par moment.
C'était mon premier chat, je ne me voyais pas vivre sans lui et je ne l'oublierais jamais..
Repose en paix mon amour... Tu me manques...
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