Voici les premiers pas de la lionne, de cette "adorable sale carafon" comme m'ont dit les gens du refuge. Et c'est aussi mon premier chat
Pour les curieux, voilà le post que j'avais crée au sujet de cette adoption :
psychologie-feline/premiere-adoption-d-un-chat-t35699.htmlSon histoire en bref :
Né en 2006, Maïa (son nom d'origine) était au Portugal. Une dame l'a ramené en France car elle était dans la rue. Elle s'est retrouvée encore à la rue et fut accueillie dans un super refuge près de Lyon depuis...4 ans ! Plein de gens étaient intéressés mais ont reculé à cause de son caractère : assez "dominante" avec les autres chats dominants et adepte de "je balance des coups de patte". Mais entre nous, le feeling est très bien passé, c'est elle qui est venue à moi et je ne l'ai pas forcé.
Après deux visites, mon choix était fait : j'étais persuadé que son "agressivité" était surtout due à la vie de refuge et au fait qu'elle ne puisse pas trop se défouler car elle aime bien jouer et découvrir.
Aujourd'hui, c'était le grand jour. J'arrive à 15h avec ma caisse en osier. Impossible de la faire rentrer dedans même avec une boîte de thon ! Elle est très excitée et agressive. Elle vient sur mes genoux, je sens qu'il ne faut même pas la caresser (on peut la caresser sur les genoux, elle aime bien, mais si vous essayez quand elle est debout, attention). Et là, elle saute dans la caisse à mes pieds ! Sauf que je n'ai pas osé la fermer brusquement car j'ai eu peur de lui faire mal...
Finalement, une dame du refuge prend des gros gants de protection et saisit la lionne qui se débat férocement. Elle la place dans une grande cage du refuge avec la boîte de thon qu'elle ne touche pas ! Et là, c'est parti pour le concerto : elle bouge et crie à la mort ! Avant de pleurer, pleurer, hurler, me regarder en sortant sa langue et ses yeux possédés. On m'avait prévenu, Duchesse est à manier avec précaution
Le trajet se passe sous une mélodie de Beethoven remixée par la demoiselle. J'ai cru que mes tympans allaient exploser, comme la caisse.
30 minutes plus tard, on arrive chez moi et je laisse madame sortir à l'étage, dans la pièce préparée pour elle.
Mais le monstre fut rapide et trouva le moyen de pousser la porte quasiment complétement fermée pour se réfugier sous mon lit (toujours à l'étage). Elle miaule un peu et plus aucun son. Je la regarde, cachée au fond du lit.
Je la laisse tranquille, en ouvrant la porte qui donne sur sa pièce. Je pensais qu'elle allait rester là un bon moment et sortir quand j'irai ce soir à mon entraînement. Belle erreur
On explore ma chambre en me regardant un peu...
Puis on marque son odeur dans un carton préparé pour elle
Près d'une heure après son arrivée, elle commence à explorer tout l'étage. Je sens qu'elle en a envie, donc je la laisse faire. Elle miaule en se retournant pour que je sois près d'elle. Elle vient vers moi, se frotte, réclame des caresses, saute pour en avoir. Je me mets par terre et elle vient sur moi, me met des petits coups de tête et patoune TRES FORT (ça m'a limite fait mal) en ronronnant encore et encore. C'est simple même en parcourant l'étage et en se frottant de partout, elle ronronnait, autant pour se rassurer que par excitation je pense !
Une histoire d'amour commence avec son griffoir
Reste les escaliers. Madame commence à s'aventurer, à regarder ce qui se passe en bas de son perchoir. Elle descend peu à peu les marches, mais pas jusqu'en bas. Elle me demande un peu et remonte parfois en courant jusqu'à sous mon lit !
On m'avait dit qu'elle était plutôt téméraire et curieuse, en voilà une belle preuve.
Je pars à mon entraînement serein. Elle a même commencé à tester son petit arbre à chat, est monté sur mon lit que j'ai recouvert d'une couverture destinée à elle. En somme, elle semble très détendue et heureuse, ce qui me fait super plaisir !
A bientôt pour ses progrès, la découverte du rez-de-chaussée, les premières gamelles et litières
