Alimentation du chaton sevré




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A 7 semaines, le sevrage doit être terminé et le chaton peut alors manger un aliment solide de haute qualité.

Pendant les 3 à 4 premiers mois de la vie de votre compagnon, la croissance du chaton est très rapide. Puis elle ralentit et on considère la croissance terminée vers l’âge de 6 mois environ pour les deux sexes.

Choix de l’aliment

Le chat est un carnivore vrai, c’est-à-dire dépendant d’une alimentation d’origine animale (notamment pour les protéines).

De ce point de vue, le chat est un carnivore beaucoup plus strict et exigeant que le chien.

Un aliment pour chiot ne convient donc pas à un chaton, ni un aliment pour chien à un chat.

En croissance, les besoins énergétique, protéique et minéral du chaton sont plus importants que ceux d’un chat adulte.

Afin d’éviter d’éventuelles carences, il faut donc distribuer un aliment de croissance pour un chaton, et pas un aliment d’adulte.

Un bon aliment pour chaton est un aliment qui répond à ses besoins spécifiques. Il doit donc être complet et équilibré pour la croissance avec des matières premières de haute valeur biologique et hautement digestibles.

Une alimentation adaptée et de qualité est une des garanties d’une croissance harmonieuse et d’une bonne santé.

Les besoins alimentaires

Le besoin énergétique

Le besoin énergétique du chaton est plus important que celui d’un chat adulte, puisqu’il doit couvrir à la fois son besoin d’entretien (qui assure sa survie) et son besoin de croissance (qui permet le développement osseux, musculaire).

Entre 10 et 20 semaines d’âge, il est de 130 kCal / kg, puis il diminue progressivement à 50-60 kCal / kg chez l’adulte.

L’aliment de croissance doit donc être très énergétique pour pouvoir couvrir le besoin du chaton dans un petit volume d’aliment, puisque le chat aime grignoter de nombreux petits repas.

Le besoin énergétique est à moduler en fonction du chaton, de son mode de vie (à la maison ou dehors) et d’une éventuelle stérilisation (diminution du besoin énergétique après la stérilisation).

Le besoin protéique

Le chat étant un carnivore vrai, il doit recevoir des protéines d’origine animale, seules protéines lui apportant des éléments qu’il est incapable de fabriquer lui-même ou de trouver ailleurs (comme par exemple la taurine).

Idéalement, 80-90 % des protéines apportées par l’aliment doivent être d’origine animale. En croissance, le besoin protéique est supérieur à celui de l’adulte puisqu’il doit couvrir à la fois le besoin d’entretien (renouvellement des tissus) et le besoin de croissance et développement de ces mêmes tissus.

L’aliment doit donc avoir un R.P.C. (rapport protidocalorique) de 80 à 110 pour couvrir correctement le besoin protéique quantitatif du chaton en croissance (c’est à dire 32-40% MS ou matière sèche de l’aliment).

L’aspect qualitatif des protéines apportées est aussi primordial.

Deux acides aminés (constituants des protéines) doivent impérativement être présents dans l’aliment, et en quantité suffisante: la taurine et l’arginine.

Une carence en taurine provoque des troubles cardiaques et oculaires graves.

Une carence en arginine, qui participe à l’élimination de certains déchets toxiques produits par l’organisme, conduit au coma et à la mort.

Un aliment de qualité doit donc apporter des protéines hautement digestibles et de haute valeur biologique afin de couvrir le besoin quantitatif et qualitatif du chaton en croissance.

Le besoin en lipides

L’alimentation du chaton doit contenir des graisses (lipides).

Elles sont une source d’énergie: 10 % de l’énergie apportée au chaton doit l’être par les matières grasses.

Les lipides sont une source d’acides gras essentiels (acides que le chat ne peut synthétiser).

L’acide linoléique et l’acide linolénique sont apportés par des huiles végétales. L’acide arachidonique est apporté par la viande.

Le besoin en glucides

Les glucides ne sont pas indispensables au chaton, car il peut les fabriquer à partir de protéines (néoglucogenèse).

Les glucides présents dans l’aliment peuvent être mal assimilés.

Des troubles digestifs peuvent apparaître dès que l’on dépasse 25-35 % MS d’amidon.

Néanmoins, ils sont intéressants parce qu’ils sont une source d’énergie et assurent l’apport en fibres nécessaires au bon fonctionnement du tube digestif.

Le besoin en minéraux

Les principaux minéraux dont l’apport est insuffisant avec une alimentation ménagère sont le calcium et le phosphore. Aussi, est-il impératif de complémenter une telle ration avec un aliment minéral vitaminé adéquat.

Le calcium et le phosphore sont indispensables à la minéralisation squelette. Toute carence entraîne un défaut de cette minéralisation et des troubles de la croissance osseuse. Mais un excès est tout aussi préjudiciable.

L’équilibre entre les minéraux est également à respecter, l’excès de l’un pouvant bloquer l’absorption d’un autre, même s’il était au départ apporté en quantité suffisante.

le besoin en vitamines

Les besoins en vitamines du chat sont spécifiques. Il est incapable par exemple de synthétiser la vitamine A à partir des béta-carotènes ou la vitamine D au niveau de sa peau sous l’effet des UV. Or la synthèse de la matrice protéique de l’os dépend de la vitamine A et la calcification de cette matrice de la vitamine D.

Aussi, l’aliment chaton doit-il être complet. Il doit apporter tous les éléments nécessaires à une croissance harmonieuse du chaton, et en quantité suffisante. Cet aliment doit être aussi parfaitement équilibré, c’est à dire respecter l’équilibre entre les différents éléments. Le rapport phospho-calcique doit être de 1,3 (Ca/P). Le rapport Vit A / Vit D doit être supérieur à 10.

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