Ah, les grandes amitiés entre les chats, et pas seulement, parfois entre chats et chien. Perso, avec ma chienne Nouchka j'ai connu ce genre de chose, une amitié entre elle et ma chatte Daisy et ses petits. Quand Daisy, recueillie car abandonnée en piteux état dans la nature, attendait ses petits, elle venait s'installer au chaud contre le ventre de Nouchka, qui la protégeait, la léchait, comme si les petits qui allaient naître étaient aussi les siens. Quand un autre minou venait l'embêter, elle grognait gentiment pour faire comprendre à l'intrus qu'il devait aller voir ailleurs. Quand les petits sont nés, elle veillait sur eux, tirait le carton où ils étaient de la cuisine jusqu'auprès de nous au salon le soir, une véritable mère poule. Une sorte de compassion mutuelle devait les réunir, car toutes les deux avaient connu de grands malheurs. Et puis, l'instinct maternel ! Elles étaient inséparables, toujours à la recherche l'une de l'autre. Les petits avaient 2 mamans, c'était trognon, une sacrée leçon de vie
Lorsque Nouchka nous a quittés, nous avons dû mettre Daisy sous anxiolytique pendant de longs mois. Son comportement fendait le cœur, nous-même avons eu beaucoup de mal à accepter la situation. Le véto nous avait mis en garde, qu'il ne fallait surtout pas que Daisy tombe en dépression, car un chat ne s'en relève pas et peut se laisser mourir de chagrin.
Une amitié entre un chat et son humain ! Lors du décès de son maître, Minette est restée lovée dans son cou jusqu'à ce que l'aide-ménagère l'en sépare. Minette, la chatte de Pierrot qui est aussi devenue dépressive suite au décès de son maître, avec sa façon à elle de nous faire comprendre qu'elle était traumatisée, que son maître lui manquait. Une grand amitié unissait aussi ces deux âmes.
Je pense qu'au départ du copain, qu'il soit animal ou humain, l'animal souffre également comme l'humain, mais dans une autre dimension, les repères disparaissent, les rituels rassurants qui ont créé des liens ne sont plus là, c'est tout un environnement qui s'effondre et où il faut colmater les brèches pour que celui qui reste ne sombre pas. Il faut alors être très attentif vis à vis du minou, bien l'observer pour le rassurer au moment où il manifestera son mal-être. Pas toujours évident !
Et puis, il y a notre comportement face au drame de la séparation, ne pas oublier comme l'a si bien dit Zara sur un autre post que les minous sont de véritables éponges émotionnelles, à nous de ne pas trop charger la barque avec notre propre ressenti ! Là encore, pas évident !